Les fondatrices

Juriste de formation et passionnée par la question carcérale, c’est une croyance inébranlable en la force de l’art, de l’humain, du partage dans la reconstruction après la peine qui a conduit Lou Anaya à se lancer dans ce projet de réinsertion. La lucarne d’Ariane constitue pour elle une véritable chance d’interroger le rapport que notre société entretien avec ces personnes condamnées.

Si Madeleine Boucher a voulu se lancer dans l’aventure de la Lucarne d’Ariane, c’est avant tout pour avoir la chance de participer à l’une de ces initiatives qui veulent rendre le monde meilleur. Depuis toujours elle côtoie des personnes qui tentent de l’améliorer grâce à des associations (écoles, fermes, agriculture…) et elle voulait, elle aussi, mettre la main à la pâte. Et quoi de mieux pour elle, enseignante de FLE et comédienne, que l’idée de son amie Lou Anaya : une association qui tente de renouer un lien social rompu, grâce à l’art…?

Sarah Tokhi exerce en qualité de Médiatrice Culturelle au Palais de Tokyo (Centre d’art contemporain) à Paris. Son engagement auprès des publics scolaires et du champ social l’a conduite à participer à la création de La Lucarne d’Ariane. Investie dans la vie de l’association, Sarah Tokhi est secrétaire du bureau et référente des actions concernant le domaine des arts plastiques.

« C’est cet amour profond de l’être humain, cette croyance en la résilience d’hommes et de femmes qui ont souffert et qui ont besoin de retrouver un sens à leur vie,  la puissance de l’art sous toutes ses formes pour aider ces personnes en déshérence à retrouver le respect d’eux-mêmes et de la société » qui ont conduit Elisabeth à s’investir dans La lucarne d’Ariane. « il n’est pas facile de se battre pour des êtres que la société rejette et voudrait cacher, car ils font peur, ils dérangent ? Cela demande des remises en question de nous-mêmes, de la façon d’appréhender la société, le vivre ensemble, le pardon. »